Premiers pas pour approcher les taux d’intérêts immobiliers
Le contexte actuel
En avril 2025, les taux d’intérêts moyens pour les nouveaux prêts immobiliers sont estimés autour de 3%, après plusieurs baisses liées aux décisions de la BCE. Les taux ont diminué en début d’année 2025, passant de 3,27% en février à 3,24 % début mai 2025. Deux coupes de taux de la part de la Banque Centrale Européenne ont permis d’obtenir cette baisse.

Facteurs influençant les prévisions sur les taux d’intérêts : les grands traits
La conjoncture française, marquée par un endettement élevé (117% du PIB prévu en 2025), des coûts énergétiques élevés, un euro fort depuis le mouvement de panique avec l’annonce du président Trump concernant les droits de douane, de nombreuses faillites d’entreprises (et même un niveau record), une croissance économique ralentie (0,8 %, mais cela relève du rêve de Bercy, elle doit être révisée à 0,5%), suggère une pression des taux à la baisse de la part de la BCE.
Cependant, des facteurs comme l’inflation liée au prix de l’énergie pourrait freiner la baisse des taux voulue par la BCE. Avec une inflation projetée de 2,3% en 2025, la BCE semble être prête à poursuivre des coupes de taux, ce qui devrait soutenir une baisse des taux des crédits immobiliers … si et seulement si la prime de risque de la France n’explose pas.
En effet, la note de la France semble commencer à rencontrer des difficultés pour être maintenue. En effet, l’agence Moody’s s’est abstenue de noter la France. Du jamais vu … Elle ne revoit pas la note, ne la maintient pas vraiment. Elle s’abstient.
Analyse approfondie
Cette analyse vise à anticiper l’évolution des taux d’intérêts pour les crédits immobiliers en France en 2025, en tenant compte de la conjoncture économique actuelle, notamment un endettement public élevé, des coûts énergétiques élevés, une hausse du taux de change de l’euro par rapport au dollar, un nombre élevé de faillites d’entreprises et une croissance économique en berne. Les données utilisées proviennent des rapports récents de la Banque de France, des projections de la Banque Centrale Européenne et des analyses de marché, avec une mise à jour jusqu’à la mi-avril.
Contexte économique et financier
En avril 2025, la France fait face à plusieurs défis économiques qui influencent les taux d’intérêt des crédits immobiliers. Selon les projections de la Commission Européenne, la dette publique devrait attendre 117% du PIB en 2026, avec un déficit prévu à 5,3% en 2025, reflétant un endettement très élevé.
Les coûts énergétiques restent très volatils en raison des tensions géopolitiques, bien que l’inflation globale soit projetée à 2,3% en 2025 par la BCE, contre 5,7 % en 2023. Un euro fort pourrait freiner les exportations, pesant sur la croissance prévue à 0,8 % (0,5% semble plus réaliste). De plus, le nombre de faillites d’entreprises reste élevé avec 66107 cas signalés fin février 2025, selon la Banque De France, indiquant une faiblesse économique persistante.
Et enfin, le maintien de la tarification de l’électricité complètement artificiel de Bruxelles est complètement suicidaire pour notre économie.
A retenir : L’ECONOMIE, C’EST DE L’ENERGIE TRANSFORMEE !
Ces facteurs suggèrent une économie en difficulté ce qui pourrait inciter la BCE à maintenir une politique monétaire accommodante, mais des pressions inflationnistes liées à l’énergie pourraient limiter l’ampleur des baisses de taux.

Etat actuel des taux d’intérêt pour les crédits immobiliers
Les données les plus récentes indiquent que, en février 2025, le taux d’intérêt moyen sur les nouveaux prêts immobiliers en France était de 3,27%, selon un rapport de la BDF. En janvier 2025, des sources comme 56Paris rapportent des taux moyens de 3,10% pour des prêts sur 15 ans, 3,30% pour 20 ans et 3,50% pour 25 ans reflétant une baisse par rapport à la fin de l’années 2024. Des taux plus bas à partir de 3,20% étaient disponibles pour les profils solvables avec un prêt à 70% de la valeur du bien (TVL) sur 15 ans, selon Internationale Private finance au 20 février 2025.
Depuis février 2025, la BCE a réduit ses taux directeurs à deux reprises : En mars, le taux de facilité de dépôt est passé de 2,75% à 2,50%, puis en avril 2025, à 2,25%, avec un taux des opérations principales de refinancement à 2,40%. Ces baisses se traduisent généralement par une diminution des taux immobiliers, avec un décalage de transmission estimé à quelques semaines. Il est donc raisonnable de supposer que, en avril 2025, les taux immobiliers moyens soient autour de 3%, avec des variations selon le profil des emprunteurs.
Facteurs influençant les prévisions pour 2025
L’évolution des taux d’intérêts dépendra principalement des décisions de la BCE et des conditions économiques françaises, mais aussi internationales. Voici une analyse des facteurs mentionnés :
- Endettement élevé : Avec une dette publique de 117% (120 ?) du PIB prévue en 2026, la France pourrait voir une prime de risque accrue sur ses obligations d’Etat, ce qui pourrait limiter la baisse des taux. Cependant , cela pourrait aussi inciter la BCE à maintenir une politique monétaire souple pour soutenir l’économie, bien que cela soit interdit par le traité de Maastrich. Nous parlons ici du fameux Quantitative Easing.
- Coûts énergétiques élevés : bien que l’inflation globale soit sous contrôle, des hausses des prix de l’énergie pourraient maintenir une pression inflationniste, freinant potentiellement des baisses de taux importantes. Les projections de la BCE indiquent une inflation à 2,3% en 2025, ce qui laisse une marge pour des ajustements monétaires.
Ici, l’usine à gaz responsable de l’explosion du prix de notre électricité indexée sur le GAZ (Je vous conseille le site Elucid.com, très intéressant), ainsi que les livres de Fabien Bouglé (EOLIENNE, La face noire de la transition écologique, editions du Rochers), qui a étudié en profondeur la manière dont l’Union Européenne détruit notre avantage historique élaboré par le Général De Gaulle, et dénonce l’escroquerie pour le peuple.


- Hausse des taux de change SURPRISE de l’Euro : Si l’€ se maintient au niveau actuel, cela réduira la compétitivité des exportations. Cela aggraverait le déficit commercial chronique de la France.

- Faillites d’entreprises élevées : Avec 66 107 faillites de fin février 2025, selon la Banque de France, cela reflète une faiblesse économique qui pourrait pousser les banques à durcir leurs conditions d’octroi de crédit, ou encore inciter la BCE à des mesures accommodantes.
- Croissance en berne : Une croissance prévue à 0,8% en 2025 suggère une demande intérieure limité, ce qui pourrait entraîner une demande intérieure limitée, des recettes fiscales en contraction, un déficit public en hausse… Une nouvelle baisse des taux pour encourager l’investissement et la consommation.

Prévisions pour la fin de 2025
Les prévisions des taux d’intérêts pour les crédits immobiliers en 2025 s’appuient sur les tendances observées et les projections de la BCE. Les marchés anticipent une ou deux coupes supplémentaires des taux de la BCE en 2025, potentiellement ramenant le taux de la facilité de dépôt à 1,75% à 2% d’ici la fin de l’année. Le taux des opérations principales de refinancement, qui influencent directement les taux immobiliers pourraient atteindre 1,90% à 2%.
Ceci est très théorique et si le monde de Oui-Oui est réel. Or, la dette de la France est préoccupante, et il n’est pas dit que la France trouve à se refinancer si facilement. Pour financer sa dette déjà existante, il faut que la note soit élevée, pur répondre aux critères de risque des banques.
Prochaines échéances pour les notes (la prochaine est Standard and Poor’s, fin mai 2025.

En France, les taux immobiliers incluent une marge par rapport au taux de la BCE, généralement de 0,37% à 0,5 %, selon les données de février 2025. Si le taux des opérations principales de refinancement atteint 1,90% à 2,15%, les taux immobiliers pourraient se situer entre 2,50% et 2,70% pour les meilleurs profils (apport important, faible taux d’endettement, bonne tenue de compte bancaire). Pour les profils moins solvables, la prime de risque augmente , et les taux pourraient se situer autour de é,8 à 3,0%.
Certaines prévisions, comme celle de 56Paris en janvier 2025, suggèrent que les taux pourraient atteindre 3,25% d’ici la fin de 2025, mais cette estimation semble conservatrice compte tenu des coupes de taux de la BCE en mars et avril 2015, non anticipées à l’époque.
D’autres sources, comme Longtermrentalinfrance.com, prévoyaient des taux en dessous de 2,5% en début de 2025, mais les données réelles montrent des taux plus élevés (autour de 3% en avril 2025).
Il faut donc se méfier des prévisions toujours optimistes, mais qui ne permettent pas d’appréhender correctement la réalité.
Pour ma part, et cela n’engage que moi, le risque pays va augmenter, alourdissant les taux d’intérêts et va peser sur les coûts des crédits. Le fait que Moody’s suspende sa note (même si l’on présente ça comme un maintien) est une alerte rouge qui pèse sur l’endettement de notre pays.
Le graphique suivant illustre le pourcentage de la dette rapporté au PIB (c’est à dire la richesse créée)

A peine voté, le budget de la France doit-être révisé. Ainsi, le FMI , le 22 avril revoyait ses prévisions et tablaite sur une progression du PIB de 0,6 % en 2025, au lieu de 0,8 %. Ceci va encore plomber les prévisions de l’endettement public de la France.
Conclusion
Malgré l’unanimité de la presse mainstream et la volonté de réaliser des prophéties autoréalisatrices concernant une baisse des taux pour 2025, il semble que le risque pays ne soit pas pris à la hauteur de l’impact que cela pourrait avoir. Si Espace Pour Toit anticipe correctement, cela se concrétisera par une hausse des taux et en plombera notre capacité à acheter le logement de notre rêve.
Attendre de vendre ou d’acheter espérant une baisse des taux risque de s’avérer un pari perdant.
Si la BCE décide de proceder à de l’assouplissement monétaire, dans ce cas, l’inflation pourrait repartir à la hausse, avec comme corrolaire, la hausse des taux pour la juguler.
Il n’est pas bon d’intervenir en permanence sur le marché pour le réguler. Or, depuis la crise des subprimes, c’est à dire depuis 2008, le marché est totalement faussé.
Concernant votre vente/acquisition, ne vous fiez pas aux prévisions en croyant en bonne conscience faire le bon choix. Soyez réaliste sur la situation très grave dans laquelle se trouve la France.
« Un TIEN, vaut mieux que deux du l’auras. »






